Basse-Pointe, ville natale d'Aimé Césaire
Nord Atlantique · Martinique

Basse-Pointe

Ville natale d'Aimé Césaire, Basse-Pointe déroule ses bananeraies sur un versant de la Montagne Pelée, face à un littoral atlantique de pointes rocheuses. La commune porte un patrimoine rare : habitations classées (Leyritz, Pécoul), temples hindous hérités de l'immigration indienne, et une mémoire ouvrière parmi les plus fortes de l'île.

📖 Ville natale d'Aimé Césaire 🏚️ Habitation Leyritz 🛕 Temples hindous 🍌 Bananeraies de la Pelée
2 852 hab.
Population (INSEE 2023)
26 juin 1913
Naissance d'Aimé Césaire
59 min
Depuis l'aéroport (53 km)
Présentation

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Basse-Pointe, sur un versant de la Montagne Pelée, est la ville natale d'Aimé Césaire, né le 26 juin 1913 sur l'habitation Eyma — poète et homme politique, père de la négritude, décédé à Fort-de-France en 2008. Après l'abolition de 1848, la commune accueille une installation massive de travailleurs engagés indiens dans les plantations de canne ; elle reste l'une des communes de plus forte culture indo-martiniquaise, avec deux temples hindous érigés près des habitations Moulin l'Étang et Gradis.

Son patrimoine bâti est remarquable : l'habitation Leyritz, ancienne plantation restaurée en hôtel-restaurant à partir de 1970, a accueilli en décembre 1974 le sommet Giscard d'Estaing–Ford, premier sommet de chefs d'État tenu en Martinique ; partiellement détruite par l'ouragan Dean en 2007 et en faillite en 2008, elle est fermée aux visiteurs depuis, mais plusieurs éléments sont inscrits Monuments historiques en 2014 et une restauration est engagée depuis 2021 (mission Patrimoine). L'habitation Pécoul, classée Monument historique, est célèbre pour son allée de palmiers.

Entre 1948 et 1951, l'affaire des « 16 de Basse-Pointe » — 16 ouvriers agricoles jugés puis acquittés aux assises de Bordeaux après la mort d'un administrateur béké sur l'habitation Leyritz — marque durablement la mémoire ouvrière de la commune. L'économie reste agricole, dominée par la banane et l'ananas.

Climat
Versant atlantique de la Montagne Pelée
Position
Entre Macouba, L'Ajoupa-Bouillon et Le Lorrain
Histoire
Naissance d'Aimé Césaire (1913), immigration indienne
Code postal
97218
Plan du bourg

Basse-Pointe, patrimoine et bananeraies de la Pelée.

Le bourg est traversé par la RN1 côtière ; les habitations classées et les temples hindous se trouvent sur le versant, au sud du bourg.

1
Bourg de Basse-Pointe (centre-ville)
Bourg côtier, dernière commune étape avant Macouba et Grand'Rivière.
Centre
2
Habitation Leyritz
Ancienne plantation, sommet Giscard-Ford en 1974 ; fermée depuis les dégâts de l'ouragan Dean (2007) ; MH 2014, restauration en cours.
Patrimoine (fermé au public)
3
Habitation Pécoul
Classée Monument historique, célèbre pour son allée de palmiers.
Patrimoine
4
Temples hindous de Moulin l'Étang et de Gradis
Deux temples hindous érigés par les descendants des travailleurs indiens arrivés après 1848.
Patrimoine religieux
5
Église Saint-Jean-Baptiste
Inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel ; autel majeur classé Monument historique.
Patrimoine religieux

Aimé Césaire, l'engagisme indien et les 16 de Basse-Pointe

Le 26 juin 1913, Aimé Césaire naît à Basse-Pointe, sur l'habitation Eyma. Devenu poète, homme politique et père de la négritude, il décède à Fort-de-France le 17 avril 2008.

Après 1848, l'installation massive de travailleurs engagés indiens dans les plantations de canne marque durablement la commune, qui reste l'une des plus fortes cultures indo-martiniquaises de l'île. Entre 1948 et 1951, l'affaire des « 16 de Basse-Pointe » — le procès de 16 ouvriers agricoles, tous acquittés aux assises de Bordeaux après la mort d'un administrateur béké sur l'habitation Leyritz — marque une autre page de l'histoire sociale de la commune.

À faire à Basse-Pointe

4 lieux à ne pas manquer.

Sur les pas d'Aimé Césaire, entre habitations classées et héritage indien.

PATRIMOINE Église de Guadeloupe au bord de la mer, avec son clocher à flèche, sa façade en pierre et son parvis aménagé.
L'Église Catholique Saint Jean-Baptiste
En flânant dans le bourg, vous pourrez admirer cette charmante église, un point de repère au cœur de la vie du village.
HÉRITAGE INDIEN Temple hindou de Guadeloupe, sanctuaire jaune et vert orné du symbole Om au cœur d’une végétation tropicale.
Temples hindous de Moulin l'Étang et de Gradis
Environ 26 000 travailleurs indiens sont arrivés en Martinique entre 1853 et 1885 après l'abolition de 1848 ; leurs descendants ont érigé ces deux temples hindous près des habitations éponymes.
PATRIMOINE Habitation coloniale en Guadeloupe, maison créole traditionnelle entourée d’un jardin tropical et d’un bassin paysager.
Habitation Pécoul
Habitation classée Monument historique, célèbre pour son allée de palmiers.
Distances

Basse-Pointe, dernière étape avant le Grand Nord.

Distances relevées depuis le bourg de Basse-Pointe.

Distances depuis Basse-Pointe

Aéroport Martinique Aimé Césaire
1 h 10 · 53 km
Fort-de-France
1 h 10 · 48 km
Macouba
8 min · 4,6 km
L'Ajoupa-Bouillon
12 min · 9 km
Le Lorrain
16 min · 11,5 km
Grand'Rivière
22 min · 12,3 km
Questions fréquentes

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Ce que nos voyageurs demandent le plus souvent sur la commune.

À Basse-Pointe, le 26 juin 1913, sur l'habitation Eyma. Il repose à Fort-de-France, où il fut maire de 1945 à 2001.
Non, le site est fermé aux visiteurs depuis les dégâts de l'ouragan Dean (2007) et la faillite de l'hôtel (2008) ; une restauration soutenue par la mission Patrimoine est en cours depuis 2021.
Non : elle se trouve à Fonds-Préville, sur la commune voisine de Macouba, à environ 8 minutes de route de Basse-Pointe.
Environ 59 minutes pour 53 km (relevé Google Maps du 19/07/2026).
Après l'abolition de 1848, environ 26 000 travailleurs engagés indiens sont arrivés en Martinique entre 1853 et 1885 ; leurs descendants ont érigé les temples hindous de Moulin l'Étang et de Gradis, toujours visibles sur la commune.
Une affaire judiciaire de 1948-1951 : après la mort d'un administrateur béké sur l'habitation Leyritz, 16 ouvriers agricoles sont jugés aux assises de Bordeaux et tous acquittés en 1951.