Le Diamant, du rocher fortifié à la station du sud caraïbe
La paroisse du Diamant est liée à celle des Anses-d'Arlet dès la fin du XVIIe siècle, desservie par un même curé. Intégrée en 1837 à la « commune du Sud », aux côtés des Anses-d'Arlet et de Sainte-Luce, elle devient commune autonome en 1862.
De janvier 1804 à juin 1805, le rocher du Diamant vit son épisode le plus célèbre : le contre-amiral britannique Samuel Hood s'en empare, le fortifie de canons et d'une citerne, et y installe une garnison d'une centaine d'hommes. L'îlot est officiellement enregistré comme navire de guerre de la Royal Navy sous le nom de « HMS Diamond Rock ». La bataille du rocher du Diamant, menée par les forces franco-espagnoles du 31 mai au 2 juin 1805, s'achève par la reddition de la garnison anglaise, à court d'eau et de munitions.
Dans la nuit du 8 au 9 avril 1830, un navire négrier clandestin fait naufrage sur les rochers de l'Anse Caffard ; 86 captifs sont sauvés — le dernier naufrage d'un bateau négrier connu de l'histoire de la Martinique. En 1998, l'artiste martiniquais Laurent Valère y érige le Mémorial Cap 110, quinze bustes monumentaux orientés au cap 110° vers le golfe de Guinée, pour le 150e anniversaire de l'abolition de l'esclavage.