De la paroisse des Capucins à la station balnéaire du bout de l'île
Les premières traces d'occupation du site remontent aux Amérindiens Arawaks puis Caraïbes, présents entre 300 et 1400 après J.-C. : des fouilles menées depuis 1995 à l'Anse à la Gourde en ont confirmé la présence. C'est à la fin du XVIIe siècle que les Capucins fondent la paroisse Saint-François d'Assise, qui donne son nom à la commune — le saint, fêté le 4 octobre, en reste le patron.
Au XVIIIe siècle, le coton domine l'économie du « quartier », qui compte 4 570 habitants en 1790. Sous la Restauration, la canne à sucre prend le dessus avec 36 sucreries et une quarantaine de moulins : l'habitation Sainte-Marthe, propriété de la famille Pauvert, devient alors le centre mondain de la commune, entre grandes fêtes et courses de voitures à cheval. Après l'abolition de l'esclavage en 1848, l'économie sucrière se maintient tant bien que mal, jusqu'au passage d'un cyclone en 1928.
Le vrai tournant démarre avec les élections de 1945 : Alexandre Macal, puis Lucien Bernier — maire de 1947 à 1989, également sénateur et président du Conseil général — portent une vision résolument tournée vers le tourisme, avec Amédée Huygues-Despointes et Jean-François Rosan. Hôtels, golf, marina et aérodrome sortent de terre autour de la Pointe des Châteaux : de simple port de pêche, Saint-François bascule en grande station balnéaire de la Guadeloupe à partir de 1975.