Des sources chaudes à la géothermie : l'histoire de Bouillante
La commune doit son nom à ses sources chaudes côtières, connues depuis les débuts de la colonisation : le père Labat, célèbre chroniqueur de la Guadeloupe, en fait déjà mention. Le Bain du Curé, à Anse à Sable (Pigeon), en est le vestige le plus visité : une eau à 41°C qui sort directement de la roche, au bord de la mer.
Fin 1959, l'équipe du commandant Cousteau (navire Calypso) découvre la richesse des fonds des îlets Pigeon lors d'un essai de la soucoupe plongeante SP-350 « Denise ». Cousteau émet alors le souhait que le site soit protégé — un usage populaire donne dès les années 1960 le nom de « Réserve Cousteau », mais la protection officielle n'arrive qu'en 2009, par décret du Parc national de la Guadeloupe (3 juin 2009).
Le potentiel géothermique du sous-sol est exploré dès la fin des années 1960, avec des forages menés par la société Eurafrep dans les années 1970. La centrale Bouillante 1 entre en service en 1986 (EDF, puis CFG Services à partir de 1995, rénovée en 2013), suivie de Bouillante 2 en 2005 — la seule centrale géothermique de France en activité aujourd'hui.